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Rupture conventionnelle : CERFA 14598 ou 14599 ?

Comprendre la différence entre la demande d’homologation ordinaire et la procédure concernant un salarié protégé.

Vérifié le 2 septembre 2026 · Lecture : environ 4 min

Choix entre deux formulaires selon la situation du salarié

Réponse rapide

Le CERFA 14598*01 concerne la rupture conventionnelle d’un CDI soumise à homologation. Le CERFA 14599*01 concerne la demande d’autorisation lorsqu’il s’agit d’un salarié protégé. Le statut du salarié détermine donc la procédure, pas une préférence entre deux formulaires équivalents.

CERFA 14598*01 : demande d’homologation

Cette référence formalise la convention de rupture d’un CDI conclue d’un commun accord et sa demande d’homologation. La fiche Service Public détaille la procédure et renvoie vers le service de saisie compétent.

CERFA 14599*01 : salarié protégé

Lorsqu’un salarié bénéficie d’un statut protecteur, la rupture conventionnelle relève d’une demande d’autorisation spécifique. Le formulaire 14599*01 n’est donc pas une version plus récente du 14598 : il correspond à une autre situation juridique.

Contrôles avant de commencer

Vérifiez la nature du contrat, l’existence éventuelle d’un mandat ou statut protecteur et la procédure indiquée par l’administration. En cas de doute sur le statut, demandez un conseil professionnel avant signature.

Vérifier que la rupture conventionnelle correspond bien au contrat

La rupture conventionnelle individuelle concerne la fin négociée d’un CDI. Elle ne doit pas être utilisée comme étiquette générique pour toute séparation entre employeur et salarié. La nature du contrat, le consentement des parties et les circonstances de la négociation doivent être examinés avant de commencer la procédure.

Aucune partie ne peut imposer la rupture conventionnelle à l’autre. Si le consentement est discuté, si la situation est conflictuelle ou si une pression est alléguée, le simple remplissage d’un formulaire ne sécurise pas l’accord. Un conseil juridique ou syndical peut être nécessaire.

Préparer les entretiens et les éléments de la convention

Les échanges doivent permettre de discuter de la date envisagée de rupture, de l’indemnité spécifique et des conditions concrètes de départ. Préparez les informations du contrat et les éléments de rémunération nécessaires au calcul. La convention doit refléter l’accord réellement négocié, pas un modèle rempli avant toute discussion.

Chaque partie doit pouvoir relire les informations, comprendre la procédure et conserver son exemplaire. Les erreurs de date, de montant ou d’identité peuvent retarder le traitement. La fiche officielle décrit également les possibilités d’assistance pendant les entretiens.

  • Contrat et ancienneté du salarié.
  • Éléments de rémunération utiles au calcul.
  • Date de rupture envisagée et organisation du départ.
  • Statut protecteur ou mandat éventuel.
  • Exemplaire destiné à chacune des parties.

Respecter la séquence : signature, rétractation, puis demande

La signature ne met pas immédiatement fin au contrat. La procédure comprend une période de rétractation avant que la demande puisse être transmise à l’autorité compétente. Utilisez les dates calculées par le service officiel et ne programmez pas une rupture anticipée par rapport aux étapes obligatoires.

Pour le cas ordinaire, TéléRC est le canal de référence présenté par l’administration. Le formulaire papier ne doit pas être choisi simplement parce qu’il semble plus familier. Suivez la procédure proposée pour votre situation et conservez l’accusé ou le récépissé.

Cas du salarié protégé : une autorisation, pas une homologation ordinaire

La protection liée à certains mandats ou fonctions change l’autorité compétente et le document utilisé. Le CERFA 14599*01 accompagne une demande d’autorisation ; il ne s’agit ni d’une mise à jour ni d’une variante facultative du 14598. Il faut identifier le statut avant de signer et de transmettre.

Ne tentez pas de corriger a posteriori une procédure ordinaire en changeant seulement de numéro de formulaire. Les étapes et contrôles propres au salarié protégé doivent être respectés. En cas de doute sur l’existence ou la durée de la protection, faites vérifier la situation.

Relire le dossier avant la transmission et après la réponse

Contrôlez les identités, l’adresse des parties, les dates, le montant de l’indemnité et la cohérence entre les exemplaires. Une correction manuscrite non expliquée ou une date calculée trop tôt peut provoquer un retour. Utilisez les outils officiels pour la saisie et le calendrier plutôt qu’un modèle stocké localement.

Après transmission, conservez la convention, la preuve de dépôt et la décision. Si l’autorité demande une correction ou refuse la demande, ne remplacez pas silencieusement le document : identifiez la cause, reprenez la procédure indiquée et faites confirmer les nouvelles dates.

Sources officielles

Formulaires et ressources associés